Le Souffle n°18

27 avril 2009 @22:48

Silence! Je médite…

Une semaine de retraite spirituelle en silence et entrecoupée de «lectio divina» (lecture répétée d’un texte biblique, médité et prié)… Pourquoi faire? Est-ce vraiment une expérience utile pour moi? Bon gré mal gré, je me suis plié à l’exercice que cette semaine de formation m’imposait. Maugréant au début, je pensais que la méditation pourrait être utile, mais que le silence, lui, serait insurmontable, voire même insupportable et certainement inutile.

Les jours ont passé et une certaine sérénité s’est installée en moi. Ces temps de «lectio divina» ont été une véritable révélation, une autre façon de vivre ma spiritualité. Les textes que je lisais devenaient vivants, ils s’intégraient dans mon quotidien, dans mes préoccupations. Le silence — certes toujours ennuyeux —s’apprivoisait et n’était plus l’ennemi redouté. Il permettait même de continuer dans la douceur et de me recentrer autour de la Parole. Je reviens dans le «bruit», avec l’envie de partager avec d’autres ces instants à part.

Alors, on essaie?

Patrik Chabloz, diacre stagiaire

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Le Souffle n°17

@22:46

(Se) donner : à quoi bon ?

Vous qui donnez de votre temps, qui offrez vos compétences, qui partagez un peu de vos biens, savez-vous que vous battez en brèche un certain utilitarisme, qui voudrait que l’être humain soit uniquement animé par son plaisir et ses intérêts? Savez-vous qu’en donnant, vous affirmez que la personne humaine est plus grande que ses actes et son travail, qu’elle est unique et digne. C’est ainsi, qu’en quelques 70 pages, Félix Moser nous invite à revaloriser la simplicité du don (Félix Moser, (Se) donner : à quoi bon ?, Grolley, L’Hèbe, coll. La question, 2004).

La charité n’est pas contestée aujourd’hui. Bien au contraire! Il est de bon ton, voire lucratif, de se placer sur l’échiquier de la bienfaisance si possible très médiatisée. Beaucoup d’entre nous ressentent un malaise face à cette stratégie pour susciter des émotions fortes à coup d’images insoutenables. A force de tirer sur la corde sensible pour certaines causes, le risque est grand d’oublier complètement d’autres drames et le travail des anonymes qui, au quotidien et dans la discrétion, visitent, écoutent, accompagnent autrui!

A ce phénomène de l’arbitraire du vedettariat s’ajoute la multiplication des sollicitations. Les œuvres ne manquent pas, ni les causes, chacune plus importante que l’autre. Cette situation conduit à une fragmentation et une banalisation de la générosité. L’Evangile nous invite à nous réapproprier le don et à recouvrer la liberté de choisir où, comment et à qui donner, loin de toute surenchère!

Donner, c’est refuser le sentiment d’impuissance ou de désespoir qui voudrait que «rien ne vaille la peine de rien». C’est décider de «rester humain et de croire à un monde meilleur !»

Isabelle Ott-Baechler, pasteure

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Le Souffle n°16

@22:42

Vivre et croire dans un monde complexe

La complexité du monde vous fait-elle peur? Selon le sociologue Edgar Morin «la complexité effraie, elle semble supprimer toute foi, toute espérance, tout courage». Mais pour assurer un avenir à notre terre, cet auteur invite la société moderne à s’organiser en tenant compte des données multiples, ambiguës, contradictoires de la réalité, de l’Histoire et de l’âme humaine. Le monde n’est pas noir ou blanc. Ce serait évidemment plus simple: les bons et les méchants, le vrai et le faux, les Eglises fidèles ou pécheresses.

L’EREN se trouve en difficulté; chercher les coupables reviendrait à refuser la complexité. Il n’y a pas une seule cause, mais mille peut-être. La complexité du réel s’impose comme une évidence, même si cela nous pèse. Mais chacun a la liberté de ne pas se laisser écraser, en ravivant son désir de vivre, sa confiance en soi et le sentiment de sa valeur fondamentale aux yeux de Dieu. En sera-t-il différemment pour l’EREN devant la nécessité de défendre son «territoire» pour pouvoir encore annoncer l’Evangile ? Dans un monde complexe, dire oui à sa vie, chanter l’amour et vibrer à toute beauté, pourrait bien ne pas être du nombrilisme, mais le reflet d’une Parole venue habiter et transfigurer notre Création.

Antoine Borel, pasteur

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Le Souffle n°15

@22:41

Wanted…

Une législature s’achève. Si son bilan est positif, les bénévoles de nos divers lieux de vie et leur sens de l’engagement y sont pour beaucoup. Sans leur dévouement, rien n’aurait pu être mené à bien. Nous leur exprimons notre vive reconnaissance, sans oublier celles et ceux qui vont «passer la main» après s’être dévoués sans compter. Un immense merci.

Quant aux places libérées, un appel vous est lancé en toute simplicité. Un nouveau Conseil paroissial — avec ses délégués aux Centres d’activité et ses députés —sera élu le 13 mai. A cet effet, une devise semble plus d’actualité que jamais dans une paroisse où s’investir: «Ce n’est pas obligatoire, mais juste indispensable!» Ainsi, dans la mesure où, sensibles à la vocation de notre Eglise, vous souhaitez participer et regarnir nos rangs, n’hésitez pas à nous joindre. Nous travaillons de façon solidaire, en équipes soudées et déterminées, dans la confiance pour aujourd’hui et l’espérance pour demain.

Edmond Moret, président du Conseil paroissial

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Le Souffle n°14

@22:39

Noël est une fête des cadeaux

N’en ayons pas honte! Noël, c’est ouvrir un cadeau, découvrir un trésor.

L’Evangile parle de trésors. Il invite à les mettre dans le ciel plutôt que sur la terre (Matthieu 6). La Bible parle de ciel pour dire l’au-delà des apparences : le ciel, c’est l’essentiel qu’on ne peut pas agripper. S’amasser des trésors dans le ciel, c’est aimer assez fort les autres plutôt que les choses. Car où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. Aimer au-delà de soi : ne pas posséder l’autre, le faire sien… mais le rencontrer tel qu’il est, telle qu’elle est.

Dieu a placé en nous ses trésors: là est son cœur. Notre père a donné son fils, humain, pour montrer sa présence, son trésor au milieu de la vie. Par son amour, Dieu est présent dans les instants les plus doux comme dans les plus difficiles. Et lorsqu’il parvient à ouvrir nos coeurs, la vie qu’il donne à chaque instant prend toute la place : c’est un cadeau du ciel, à découvrir dans ceux et celles qui nous entourent.

Fabrice Demarle, pasteur

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