1 novembre 2009 @15:51
Ce matin au café du mardi à la maison de paroisse de Cortaillod l’ambiance bat son plein. Comme à l’habitude celleci est chaleureuse et accueillante.
Arrivant un peu plus tard que prévu, je vois sur les tables des piles d’enveloppes que «les habitués» s’affairent à fermer et à trier. Petit service accordé à la communauté, petit détail, mais gestes importants donnés à l’Eglise. Sans doute ne mesurons nous pas toujours le travail qu’il y a derrière une invitation, un service offert par l’Eglise. Qui de ces destinataires en ouvrant son enveloppe se posera la question de savoir qui a bien pu préparer cet envoi? Bien naturellement, on se concentrera sur le contenu, oubliant les mains qui ont permis l’acheminement de celuici. Aujourd’hui c’est ces gestes que j’aimerais célébrer, ces gestes qui en toute simplicité et souvent dans l’ombre sèment la vie autour d’eux. Que serait l’Eglise sans eux? Que serait l’Eglise sans l’engagement de ses membres les uns pour les autres?
Merci à vous tous qui sans compter offrez de votre temps à votre paroisse, qui contribuez par des gestes divers à ce que celle ci prenne sens dans le concret et le quotidien de nos vies.
Joël Zwahlen, diacre
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22 juin 2009 @09:47
Contribuer
J’ai contribué à la vie de mon Eglise en recevant la bénédiction de Dieu sur mon mariage; tu y contribues en allant au culte; il contribue en mettant ses compétences au service de sa paroisse; elle contribue en officiant le service funèbre d’un paroissien; vous contribuez par votre présence au café du mardi à Cortaillod; ils contribuent en priant les uns pour les autres et elles y contribuent en confectionnant la soupe de Carême. Décliné à toutes les personnes, ce verbe dresse un tableau vivant de notre Eglise, le tableau du partage. Chaque membre, par sa manière d’y contribuer fait rayonner l’oeuvre du Christ, à la fois témoin et acteur de l’Evangile. Que l’on soit bénévoles, professionnels ou demandant un service, nous offrons toutes et tous à notre Eglise l’occasion d’exister, d’être utile et vivante.
Et pour que ce verbe se «partage» encore longtemps à toutes les personnes et qu’il se conjugue au présent, au futur, mais jamais à l’imparfait, nous pouvons, nous devons, soutenir notre Eglise par notre contribution…ecclésiastique.
Alors, ensemble, contribuons!
Sandra Conne, animatrice
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27 avril 2009 @22:54
Patron cherche ouvriers!
Flânant sur les sentiers, j’entends souvent dire autour de moi que tout va mal: l’économie s’écroule; l’écologie s’enlise et l’Eglise s’éboule… Cela en pousserait plus d’un au fatalisme: «A quoi bon s’échiner encore, le résultat sera de toute façon désastreux.»
Parfois, l’être humain pense qu’il est simplement locataire du monde. Il voit celui-ci comme un grand immeuble plein d’appartements dont les loyers sont proportionnels aux salaires de sa maigre vie. Locataire, il trouve normal de vivre dans un appartement salubre, propre, confortable et spacieux. Malheureusement, appartements et immeubles sont lézardés de partout des détériorations successives de leurs habitants: le chauffage fonctionne par intermittence, l’eau dégoutte du pla fond, les voisins font beaucoup trop de bruit. Le monde est en piteux état. Alors, comme un seul homme, le locataire va se plaindre au propriétaire de l’immeuble: «Seigneur, c’est scandaleux! Tu nous loges dans un taudis et tu ne fais rien pour que cela change.»
On oublie seulement que le Patron n’a jamais dit que l’immeuble était achevé. Au contraire, il est en chantier. Dieu n’est pas un «proprio», c’est un entrepreneur. Il n’a jamais voulu des locataires mais n’a cessé de chercher des ouvriers. Des ouvriers qu’il loge, qu’il nourrit, qu’il blanchit… mais bien des ouvriers!
Alors, chaque fois que le monde ne me plaît pas, je me dis que, ouvrier, j’ai reçu de Dieu le pouvoir de l’embellir et cela m’aide à ne pas désespérer.
Yves Bourquin, pasteur stagiaire
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@22:52
Où en sommes-nous ?
Le 11 juin, le Synode décidait à une large majorité de diminuer le nombre de postes des permanents de chaque paroisse, et ceci malgré l’opposition des députés du Joran. Pour notre paroisse, c’est un quart de poste en moins (4.25 au lieu de 4.5) jusqu’en 2010. Cette diminution a contraint le Conseil paroissial à mener une large réflexion qui s’est déroulée dans une totale sérénité. Une redéfinition des tâches de chaque permanent a débouché sur un cahier des charges personnel; le 16 septembre, le Conseil paroissial a entériné ces nouvelles tâches et la desserte paroissiale y relative. Soyons clairs! Quelques activités devront être étalées dans le temps, d’autres redéfinies; il faudra peut-être renoncer temporairement à certaines activités. Mais la vision de la Paroisse du Joran restera intangible : «Rendre visible dans notre société l’Eglise, se référant à la Présence et à la Parole du Christ dont nous sommes témoins et qui suscite une dynamique de mise en route.»
Pierre-André Steiner, membre du Conseil paroissial
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@22:50
Déracinement
Lors de mes rencontres dans les homes, j’entends régulièrement cette phrase : On est bien ici, mais ce n’est pas la maison! Que se cache-t-il derrière cette phrase? Un sentiment de déracinement. La personne vivant dans un home a du quitter son quartier, son village ou sa ville. Elle a perdu ses relations sociales, de voisinage, les lieux qui lui étaient familiers, des personnes connues quelque fois depuis des années. Mais surtout la perte de son environnement le plus proche, son chez soi, son mobilier, une part des souvenirs accumulés tout au long d’une vie qui est plus pesant. Face à ce sentiment de déracinement, la personne doit retrouver ses repères dans un environnement nouveau et pas toujours choisi. Elle doit recréer des liens sociaux avec des personnes d’horizons divers. Quelque fois partager une chambre avec une personne inconnue. Elle doit apprendre à vivre dans une communauté marquée par la réalité de la mort, par des changements. Elle doit aussi se plier aux horaires et au fonctionnement du home. Or ce déracinement n’est pas toujours choisi, ce sont généralement des difficultés de santé qui imposent cette situation.
Redonner la confiance sans avoir la possibilité ou le temps de replanter ses racines, c’est le défi difficile mais passionnant de l’aumônerie.
Philippe Schaldenbrand, diacre aumônier
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